en route pour la 6ème

Constat :  les garçons de 10 ans stressent plus que les filles à l’idée d’entrer en 6ème. Pourquoi ? parce qu’ils ont peur des changements de rythme et d’organisation, peur de perdre leurs copains, peur de ne pas être assez grands, peur de ne pas être à la hauteur… Il est possible de les rassurer en leur parlant, en dédramatisant et en accueillant leurs émotions.

Qu’est-ce qui inquiète tant mon fils ?

Pas facile, quand on est moins grand que les filles de sa classe, de s’imaginer sereinement entrer au collège. Ce collège qui a l’air si différent de ce que l’on a connu jusqu’à présent :

–          « est-ce que je saurai trouver la classe aux intercours ?

–          qu’est ce que ça fait d’avoir plusieurs profs ?

–          ça demande des efforts particuliers pour s’adapter à tous ces professeurs ?

–          Et si l’un d’entre eux ne m’aime pas ?

–          et mes copains, est-ce qu’ils vont m’oublier s’ils sont dans une autre classe ?

–          En primaire je travaillais plutôt bien, on voyait moins mes faiblesses, car elles étaient mélangées avec les autres matières… là on va vite savoir que je ne comprends pas bien telle matière…

–          Et puis est-ce que je vais trouver ma place dans un groupe ?

De nombreuses questions que l’on se pose à l’approche des grandes vacances de CM2…. Les filles, qui ont peut être plus l’habitude de s’adapter aux situations nouvelles, stressent généralement un peu moins que les garçons… mais pas toujours ! Il convient donc que les parents soient conscients de ces peurs afin d’aider leurs enfants à les dépasser.

Comment l’aider ?

Tout changement entraîne de l’inquiétude. Pour aider son enfant, on peut :

–          Accueillir ses craintes sans jugement : ne pas ridiculiser, ne pas minimiser… cela produit l’effet inverse à l’effet recherché !

–          Creuser un peu : « tu crois que tu n’y arriveras pas ? » ou « tu penses que tu vas perdre tes copains ? »

–          Reformuler : « en fait, ce qui t’inquiète c’est de ne pas connaitre le collège, c’est cela ? » ou « tu penses que tu n’as pas assez de vêtements de marque pour qu’on t’accepte ? »

–          L’aider à trouver ses propres solutions : « et toi, que penses-tu des enfants qui ne parlent que de « Marques » ? » ; « tu as une idée pour ne pas te perdre dans les couloirs ? »

–          Eventuellement rajouter vos idées, vos valeurs : « moi je préfère les garçons cool  et bien dans leur peau aux garçons « mannequins » ; « que penserais-tu de demander à ton professeur où se situe la classe suivante ? »

–          Lui rappeler ses « bons coups » : « tu te souviens quand tu as changé d’école en cours d’année ? tu t’inquiétais aussi… et pourtant, dès le premier jour tu es revenu avec plein de copains ! » ; « rappelles toi quand tu as été opéré… à l’hôpital tu ne savais pas où était la salle de jeux… tu as demandé à ton voisin de chambre et il t’a accompagné. » : se rappelant qu’il a réussi à affronter une fois le problème, il aura plus confiance dans ses capacités à faire face !

–          Prendre rendez-vous au collège avec lui : une bonne occasion pour lui de poser ses questions et, peut être, de visiter les lieux …

–          Lui apprendre quelques respirations anti-stress : gonfler le ventre à l’inspir, le rentrer à l’expir pendant 3 minutes par exemple.

–          Et surtout, surtout … le rassurer : « je t’aime tel que tu es… et je continuerai de t’aimer quand tu seras au collège, au lycée et même après ! »