il part seul en vacances

C’est la première fois que vous laissez votre enfant partir seul en colo, en camp scouts, chez des amis…et cela vous stresse. Pour que cela se passe bien, le maître mot est confiance : confiance en votre enfant, confiance dans les accompagnateurs et confiance en vous : en accueillant ces peurs, en cherchant des solutions si elles se produisent et éventuellement en allant à la rencontre de votre passé, vous saurez gérer sans lui pendant son absence et lui sans vous !

Qui a peur de cette situation : est-ce lui à l’idée de s’éloigner de vous, ou est-ce vous à l’idée de le laisser seul ? Répondre avec sincérité à cette question est essentiel. En effet, si vous stressez, vous avez des risques de le stresser aussi inconsciemment ! Une fois  ce point déterminé, interrogez-vous et interrogez-le : qu’est ce qui vous (lui) fait peur ? Une peur identifiée est beaucoup moins inquiétante : pour la faire baisser, plusieurs manières :

Ses peurs à lui : écoutezles avec attention et respect : il n’est pas maître de ses peurs, et se moquer de lui en le traitant de bébé risque de les accentuer plus qu’autre chose ! Vous pouvez l’aider à les exprimer par quelques mots comme « à ce point là ? » ou « je ne savais pas que cela t’inquiétait autant ! » ou encore « c’est vraiment difficile pour toi de penser à …. ».Vous pouvez ensuite dire  ce que vous allez faire (ou ce que vous avez déjà entrepris) pour le rassurer : « je vais demander aux organisateurs si tu peux mettre une veilleuse au pied de ton lit » (s’il a peur de s’endormir seul). Ou bien « je me suis renseignée : tu as le droit de refuser une activité que tu crains. Dans ce cas, tu resteras avec le moniteur »… enfin, lui faire confiance : « et toi, à quoi as-tu pensé comme solutions si cela se produit ? ». Il verra ainsi qu’il est plein de ressources, et pourra lâcher la pression ! Vous pouvez aussi prévoir de lui donner une photo de vous qu’il pourra regarder quand il en a envie, ou un tee-shirt ou foulard avec votre parfum. En revanche, évitez le téléphone portable et les appels tous les soirs : non seulement cela l’empêche de se séparer de vous, mais en plus cela risque d’aggraver son spleen…  Préférez lui envoyer une carte postale qui lui fera autant plaisir et ne créera pas cet état de dépendance. Et si vraiment vous ne pouvez pas vous passer de lui téléphoner (pas plus d’une fois par semaine dans l’idéal), choisissez plutôt d’appeler le matin : ce sera moins dur pour lui qu’en fin de soirée qui mène vers la nuit !

Vos peurs à vous : une fois votre peur nommée, demandez-vous « quel pourcentage de risques y-a-t-il que cela se produise ? ». Généralement, c’est très peu… prendre conscience que l’on stresse pour quelque chose qui a 90% de chances de ne pas se produire, suffit souvent à rassurer. Et si ce n’est pas assez : « et si ça produit, quelles solutions peuvent être mises en œuvre pour faire face ? ». Avoir réfléchi à l’avance à ces solutions est souvent aussi très efficace. Et puis pensez à tout ce que vous allez pouvoir faire pendant cette absence : sortir le soir sans prendre de baby-sitter, décider une sortie au dernier moment… comme lorsque vous étiez étudiant, vous retrouver à deux : que de libertés !

Si malgré tout, ça reste très compliqué, rappelez-vous des raisons qui vous ont fait accepter cette séparation, et questionnez-vous :  est-ce que cette peur n’appartient pas au passé ? Aurais-je moi-même vécu une séparation difficile lorsque j’étais enfant ? Si c’est le cas, vous pouvez rendre au passé ce qui appartient au passé : « la situation est différente. Mon enfant n’est pas moi.. L’époque est différente aussi. » Et faire quelques respirations anti-stress (respirations ventrales). Ce n’est pas encore assez ? Peut être convient-il de comprendre, avec l’aide d’un thérapeute, pourquoi ce stress et comment le gérer. Un thérapeute Vittoz, par exemple, vous aidera à vivre pleinement l’instant présent « ici et maintenant ».. sans peur de l’avenir, sans regret du passé…