et mes émotions de parents ?

Une bonne mère, un bon père, devrait-il être toujours ZEN ? La mesure d’un bon parent se mesure-t-elle à sa capacité à encaisser sans broncher les paroles, les bêtises, les disputes… de ses enfants ? A  l’inverse, sous couvert d’authenticité, un parent peut il exploser et « péter les plombs » devant ses enfants ? Pour atteindre une « juste mesure », il est important d’accepter ses propres émotions, et d’apprendre à les gérer pour ne pas regretter ensuite ce que l’on a dit ou fait à ses enfants. Pour cela, la respiration, la méthode Vittoz et le sport peuvent vous aider au quotidien.

Etre en colère contre ses enfants, est-ce grave ?

La colère est une émotion qui nous informe que notre  « territoire » est menacé : les enfants n’ont pas obéi, ils n’ont pas respecté les règles, ils ont fait une bêtise… mon rôle de parent est en jeu. Normal que je sois en colère…. En revanche, mon patron m’a refusé une augmentation, c’est contre lui que doit s’exprimer ma colère, pas contre mes enfants ! Et ce n’est pas de se mettre en colère qui est grave, c’est ce que je fais de cette colère qui peut devenir problématique : dire que je suis en colère : oui. Frapper mes enfants : non.

Bref, toute émotion est neutre, puisqu’elle est porteuse d’une fonction : défense de mon territoire pour la colère ; la tristesse m’informe d’une perte, la peur que je suis en danger et la joie que mes besoins sont satisfaits. On peut même dire que les émotions sont les messages que mon inconscient m’envoie. La preuve ? Une émotion ne se décide pas. Je ne me dis pas « tiens, j’ai 10 mns à perdre… si je faisais une petite tristesse… ». Elle advient parce que quelque chose l’a déclenchée. Et je la sens aussi dans mon corps : mes joues rosissent, mes poils se hérissent (c’est moins impressionnant sur nous que sur un chat, mais l’objectif est de faire peur à l’ennemi), la gorge se noue, les épaules se serrent, tout comme l’estomac.

Concrètement, je fais comment pour ne pas exploser ?

  • Il est essentiel de vivre cette émotion : je me demande « que se passe-t-il dans mon corps ? ma colère me donne-t-elle mal au ventre ou est-ce ma gorge qui trinque ? » Ensuite, je vais la  nommer … Et pour cela notre  vocabulaire habituel est assez pauvre : en dehors de « en colère, triste, apeuré… », on utilise peu de nuances. En voici une liste non exhaustive, dans laquelle vous pouvez piocher  : à bout, abasourdi, affligé, agacé, anxieux, blessé, chagriné, contrarié, crispé, débordé, déconcerté,  découragé, démuni, désolé, déstabilisé, embarrassé, ému, excédé, fâché, fragile, frustré, hésitant, horripilé, impuissant, intrigué, las, résigné, méfiant, navré,  perplexe, préoccupé, remonté, sceptique, seul, sidéré, soucieux, tourmenté, transi, troublé, vidé…  Je n’ai mis que des mots d’émotions désagréables, pour les agréables, on est plus armés. Une fois que j’ai pu dire ce que je ressentais, je vais faire quelque chose. Par exemple :
  • Je compte jusqu’à 10… ou jusqu’à 100 si je suis très énervé : ça me permet de faire retomber l’émotion.
  • Je respire, avec le ventre. A l’inspiration, mon ventre doit se gonfler et se dégonfler quand j’expire. Je suis presque sure que vous faîtes l’inverse, alors contrôlez !
  • Je sors : il vaut parfois mieux fuir que de dire des choses que l’on regrettera ensuite. Quand on revient, on est calmé et on peut dire les choses sans agressivité.
  • Je pars faire du sport : excellent moyen de transformer l’énergie de la colère en énergie positive. Si je ne suis pas sportive, je peux me lancer dans un grand nettoyage de la maison ou de la voiture.

je vais m’inscrire à un cours Vittoz : excellent outil pour gérer émotions, choix, concentration… et apprendre à vivre plus sereinement l’instant présent. Extrêmement facile à mettre en œuvre, il faut d’abord l’apprendre avec un thérapeute formé (moi par exemple… ou liste sur www.vittoz-irdc.net)