sortir du burn-out maternel

Être mère au foyer est un poste à haut niveau de responsabilités : qu’y a-t-il de plus compliqué qu’élever un enfant pour en faire un Être Humain ?

C’est aussi un poste qui demande une forte implication : il faut être disponible 24H sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an…

La mère reçoit peu de reconnaissance extérieure ou sociale : être mère de famille, s’occuper de ses enfants, c’est souvent perçu comme quelque chose de naturel, voir une « chance« … les personnes qui n’ont pas vécu cette situation ont du mal à imaginer que cela peut être stressant… très stressant même !

Elle ne reçoit pas de reconnaissance financière . Elle n’a pas de retraite non plus.

Et ce n’est pas tout : plus elle a d’enfants, ou plus ils sont rapprochés, et plus la surcharge de travail est importante : en dehors du ménage, repassage, courses, organisation des repas (équilibrés bien entendu), la mère de famille est aussi souvent gestionnaire de l’argent familial ; taxi pour les conduites à l’école ou aux activités ; infirmière pour soigner les petits bobos ; psychologue pour soigner les « bobos de l’âme » ; professeur pour aider ses enfants avec leurs devoirs, leurs leçons ou ce qui n’a pas été compris en classe ; gestionnaire de conflits (qui ne manquent pas d’exister entre les enfants) ; Tour-opérateur en organisant les loisirs des uns et des autres ; animatrice « G.O » pour les fêtes d’anniversaire ; secrétaires pour penser à prendre, voire décaler ou décommander les rendez-vous chez le pédiatre, le dentiste, l’orthophoniste, l’ophtalmo… et j’en oublie !

De plus, elle a souvent la sensation de ne jamais pouvoir se concentrer sur une seule tâche : souvent interrompue par les demandes des uns ou des autres, ou par les conduites à faire… pas facile de mener à bien un projet !

Bref, toutes les conditions sont réunies pour qu’elle craque… Et il est étonnant de voir quelle force les mères possèdent en elles pour ne pas craquer plus souvent !

Si cela vous arrive, que pouvez-vous faire ?

1) En premier lieu, il s’agit d’analyser la situation : pourquoi en suis-je arrivée là ? Qu’est ce qui me manque ?

2) Puis il est important d’apprendre à demander de l’aide... Tant qu’on ne demande pas, on ne peut pas avoir de « oui, je vais t’aider » en retour… Bien sur, le mieux est de le faire avec les techniques de Communication Non Violente : en parlant de MES besoins, en disant comment JE me sens – sans accuser l’autre, le message a plus de chances d’être bien reçu ! On peut s’adresser à son conjoint, ses parents, beaux-parents, frères et sœurs, parrains ou marraines des enfants ou amis…

3) Il faut ensuite s’autoriser à être moins exigeante avec soi-même. Par exemple, on peut se demander « mon budget sera-t-il vraiment impossible à tenir si je prends une femme de ménage 2H par semaine ?Ou si je laisse mon bébé une demi-journée de plus à la garderie ?  » ; ou bien « mes enfants seront-ils vraiment plus sales s’ils ne prennent pas un bain tous les jours ?  « serai-je une mauvaise mère si je mets la barre moins haut vis à vis de moi ? »

4) Et puis, et c’est indispensable, il est fondamental de s’organiser des moments de plaisir pour soi chaque semaine ! Personne ne peut tenir s’il ne pense jamais à lui… Il y a des activités qui ne coûtent pas cher : une bibliothèque « tournante » entre amies, un café chez une copine, une marche dans la forêt, une sieste… et d’autres un peu plus : s’inscrire à un club de bridge, de marche, de lecture ou de natation… et pour ne pas s’oublier, le meilleur moyen est d’intégrer ces moments de plaisir dans l’agenda familial !

5) Enfin, si tout cela n’est pas suffisant, il faut se faire aider par quelqu’un d’extérieur : médecin de famille, coach, thérapeute si l’on souffre beaucoup de cette situation ;

Il convient en tous cas de ne jamais oublier qu’une mère de famille, c’est souvent le « pilier central » de la famille : si elle ne va pas bien, ses enfants n’iront pas bien, son conjoint non plus… Alors cela vaut le coup, pour le bien-être de tous, de ne pas laisser s’installer cette phase, qui peut finir en dépression…