ou

1. d’abord, le coronavirus

Je ne sais pas comment vous le vivez, mais de mon côté je trouve l’attitude de nos gouvernants très étrange :

  • d’un côté on nous fait peur, en annonçant chaque jour le nombre de personnes touchées, les confinements mis en place, les « plans blancs » dans les hôpitaux (pas de chance… c’est l’hôpital de mon domicile qui est concerné pour le coup)… De quoi créer une véritable psychose
  • et de l’autre, on n’empêche pas les matchs de foot avec des joueurs et supporters qui arrivent tout droit d’Italie ; On ne mesure aucune température à l’arrivée des avions à l’aéroport ; on nous dit de ne pas nous affoler, de ne pas stocker d’aliments…

Bref, ce double discours a de quoi nous rendre fous. Moi en tous cas, ça me rend folle : qui dois-je croire ? Que dois-je croire ? Les informations alarmistes ou les informations rassurantes ? Je ne comprends d’ailleurs pas quel est l’intérêt de ce double discours, de ces paroles si différentes des actes…Même en cherchant bien.

En quoi cela ressemble-t-il à la confiance en soi ?

2. la confiance en soi de nos enfants

imaginons : vous êtes un enfant et vous avez des devoirs à faire :

  • d’un côté vos parents vous disent qu’ils ont confiance en vous, que vous êtes intelligent, que vous réussirez dans la vie, car vous avez de très nombreuses qualités… et que donc vous pouvez avoir confiance en vous.
  • et de l’autre, alors que vous demandez un peu d’autonomie pour les devoirs, ils vous disent « OK, mais tu viens nous réciter tes leçons ». D’ailleurs, ils vont systématiquement vérifier votre agenda ou les devoirs notés sur les « Pronote » et autres logiciels utilisés par les collèges et lycées. Ils vous demandent « sais-tu ta leçon ? » vous répondez que « oui bien sur », mais ils veulent vérifier et vous demandent de leur réciter… N’est-ce pas une attitude qui prouve qu’au fond d’eux, ils n’ont pas confiance en vous ? S’ils avaient VRAIMENT confiance, ils vous laisseraient gérer vos devoirs, non ?

Bref, ce double discours a de quoi vous rendre fous. Moi en tous cas, ça me rend folle (c’est un terme trop fort bien sur, mais ça m’interpelle) : comment s’étonner que nos enfants n’aient pas confiance en eux, quand nos actes vont à l’encontre de nos paroles…

3. que faire ?

Je vous propose  donc : soit de choisir de continuer à accompagner vos enfants. Vous pouvez alors dire « pour le moment, je pense que tu manques de méthodologie, ou de savoir faire, je vais t’aider à les acquérir ». Soit vous choisissez de leur faire confiance, et alors, faites leur VRAIMENT confiance… et dîtes leur juste « si tu as des problèmes pour tes devoirs, je suis à ta disposition de telle heure à telle heure ». Cela ne veut pas dire que vous les abandonnez, mais que vous allez pouvoir aborder le sujet de l’école autrement; N’est-ce pas plus agréable de demander à son enfant de vous lire sa poésie, juste pour le plaisir d’entendre sa voix ? Ou de partager sur ce que vous aimiez, vous, dans telle et telle matière ? Ou encore de raconter telle anecdote apprise sur tel Grand Homme, dont justement il étudie la vie ? Et s’il vous plait, arrêtez alors d’aller vérifier s’il a bien fait ses devoirs.

conclusion :

La confiance en soi, c’est un véritable atout dans la vie de nos enfants. A nous de les aider à la construire, en faisant en sorte que nos actes ne contredisent pas nos actes… (merci de faire passer ce message à nos dirigeants, que je sache enfin à quoi m’en tenir sur le coronavirus 😉